Compte-rendu – Triathlon de Mimizan

Ca y’est, ce dimanche 4 juin, j’ai participé à mon premier triathlon, à Mimizan (dans les Landes). Un triathlon format S (750m de natation, 20km de vélo et 5,5km de course à pied) que j’attendais avec impatience. Une épreuve que je prenais avec beaucoup de recul, sans pression de chrono. Une première pour découvrir, regarder, apprendre et surtout profiter ! 

Une journée idéale pour le triathlon

Le triathlon de Mimizan est une des épreuves les plus anciennes et réputées de France. Une 31eme édition que beaucoup de monde me conseillaient pour son ambiance chaleureuse et son parcours très roulant, parfait pour une première expérience tout en douceur.

Le triathlon commence dès la veille, lors de la préparation. Préparer son sac et ses affaires demande une logistique bien ficelée. Donc comment vous dire que pour la première, je pensais avoir oublié plein de choses. Enfin, j’ai fait une petite check-list que vous pouvez télécharger ici. Je pense qu’elle sera à compléter au fur et à mesure, mais rien ne m’a manqué dimanche.

Le jour J, réveil 6h pour prendre un bon petit déjeuner et prendre la route pour rejoindre le Triathlon de Mimizan, à une trentaine de bornes de chez moi. Bon ok, le départ de la course est à 10h10, mais bon, j’ai préféré prendre large, ne sachant pas du tout comment ça allait se passer. Niveau température, seulement 10 petits degré au levé du soleil. Heureusement, l’atmosphère s’est réchauffée pour atteindre la température idéale pour la course.

Le tri se passe dans un camping, juste à côté du lac d’Aureilhan. Pas de problème pour se garer donc, avec de grands espaces pour les différents stands et le parc à vélo. J’profite qu’il y’ai peu de monde pour aller récupérer mon dossard en échange de mon certificat médical et pass tri.

Le moment où la tension monte…

Le temps est venu de déposer le matos au parc à vélos. C’est à ce moment que je me suis rendu compte que j’étais vraiment grand. Une fois la selle posée sur le rail, la roue arrière se soulève de presque 50cm sur les autres vélos (comme on peu le voir derrière). La mienne touchait le sol. Enfin bref, ça ne change rien, mais ça m’a bien fait rire. Casque – lunette – dossard – chaussures sur la serviette pour la première transition, baskets et casquette pour la seconde.
Parc à vélo du Triathlon de Mimizan

Ma famille arrive pour m’encourager et me donner des forces pour ce baptême du feu. Martin me rejoint également pour me soutenir et faire quelques photos de la journée.

Avant le départ de ma course S – Sprint masculin, plusieurs courses prennent le départ. Des XS, un format découverte pour s’initier à la discipline et les distances pour les jeunes d’école de triathlon. Un S relais prend le départ juste en suivant. A 10h pile, ce sont les femmes qui s’élancent pour le format S.

10h10 – Tous à l’eau

Juste avant de prendre le départ, je fais comme les autres. Un petit tour dans l’eau pour remplir la combinaison, chauffer rapidement les épaules avec quelques mouvements de crawl. Le truc moyen moyen, c’est le bain dans une eau marron, trouble. Pour vous donner une idée, je ne voyais même pas ma main devant moi. Mais bon, l’eau n’était vraiment pas froide et les meilleurs ont même osé laisser la combi néoprène à la voiture.

Nage au lac triathlon de Mimizan

Chose étonnante, il n’y a eu aucun briefing de course. Bon c’est pas grave, on suit le monde et on évite le drafting sur le vélo, mais aucune autre info. 5 secondes avec le départ, tout le monde applaudi, signe que la course va être lancée. PAN ! Placée à l’arrière du peloton, je laisse partir les premiers pour éviter de me prendre des mauvais coups pour rien.

« Courir sérieusement sans se prendre au sérieux »

Une fois dans l’eau, je tape quelques jambes, mais pas de mauvais coups et personnes qui m’accrochent. Après 200 mètres, je déroule, il y’a de l’espace, ça se passe bien. Je lève de temps en temps la tête pour repérer les bouées rouges que je dois contourner. Parce que oui, c’est ça la vrai difficulté de la nat en eau libre : nager en gardant son cap. 750m, c’est court, mais long en même temps. Même si j’aime nager, je suis loin d’être un bon nageur. Je dois encore gagner en vitesse et rendement pour sortir de l’eau un peu plus vite. Au final, j’aurais passé 15 minutes pile dans l’eau.

La transition que je redoute le plus approche. Retirer la combinaison le plus vite possible avant de sauter sur le vélo. D’après le chrono, il s’est passé 3 min entre ma sortie de l’eau et le passage de la ligne de départ du vélo. Pas si mal au vu du terrain très sablonneux et la distance pour parcourir toutes ses transitions.

10h28 – On envoie du Watts

La partie que j’attends le plus : le vélo. Le drafting n’étant pas autorisé (le fait de se suivre de près pour profiter de l’aspiration du cycliste devant), je fais en sorte de me placer en quinconces par rapport au petit peloton qui m’accompagne. C’est passé super vite, sur un parcours très roulant, avec une moyenne de 34km/h. Je ne me suis jamais mis dans le rouge, ne sachant pas comment aller se passer la prochaine transition. Voilà, pas grand chose à dire à part le fait que je ne me suis fait doubler que 2 ou 3 fois mais j’ai doublé 5 cyclistes.

Après 34 minutes, je termine la boucle la tête à la prochaine transition, relativement satisfait du ride.

11h04 – Le run de fin

Je dois avouer que la course à pied me faisait peur. Ça va faire 10 jours que je n’ai pas couru, laissé au repos total suite à une petite blessure à la cheville. On va voir comment ça se passe. En tout cas, point positif, aucune douleur depuis le début de la course. Mais bon, une fois l’articulation chaude, les douleurs s’effacent pour mieux réapparaître à la fin. Le changement de chaussures se fait vite. Et pour cause, la veille j’avais remplacé mes lacets classiques par des lacets élastiques autobloquants. J’en parlerais prochainement dans un article, vu la galère pour l’installer et le peu d’info sur internet.

Le premier kilomètre est difficile. Les sensations sont pas vraiment là. Mais je me dis que c’est normal. Je trouve un rythme pas mal, aux alentour des 4,45 au kilomètre. Dès le début, je croise les premiers qui finissent le parcours, à une allure que je tiendrais jamais sur un kilomètre classique ^^. Je ne me laisse pas déconcentrer, petit regard sur la montre pour voir si tout va bien, puis ça déroule. Après le ravito du 2km5, je me sens de mieux en mieux et décide d’accélérer. Je finirais mes 2 derniers kilomètres à 4,30 et 4,16. Je me suis fait doublé 2 fois sur le parcours, mais j’ai doublé plus d’une vingtaine de personnes.

triathlon_mimizan_course_a_pied

J’aperçois Martin, je me dis que la ligne d’arrivée n’est pas loin. Toujours pas dans le rouge, je décide de finir fort pour au moins avoir l’air essoufflé à la fin. Le parcours a été vraiment agréable, entre chemin et route. Un 5,5k que je boucle en 25 minutes.

La fin le début d’une belle aventure

Ça y’est, l’arche d’arrivée est au bout de la ligne droite. Je finis sous les encouragements du public et de ma famille.

Je l’ai fait. C’est bon ! Ok, ce n’est qu’un S. Ok, les distances sont courtes. Ok, il n’y a aucune difficulté. Mais ce n’est que le début. Le début de ma saison de triathlons et de nombreuses courses.

Au final, 1h19 pour boucler la course, me hissant à la 126ème place sur 370.

Merci à Martin pour les photos et le soutien. A ma mère, ma soeur, mon cousin et mon oncle d’être venus m’encourager. Bravo au Triathlon de Mimizan pour l’organisation, la logistique et l’ambiance. Une épreuve qui s’est déroulée de la meilleure manière pour moi, qui me laissera un excellent souvenir.

À l’année prochaine Mimizan.

 

Passionné de sport et de nouvelles technologies, je partage avec toi sur ce blog mon quotidien de triathlète débutant. #swimbikerun #eatclean #running 21 ans / Bordeaux

  • Corentin B.

    Tout d’abord, félicitation pour ta course ! Je suppose que c’est le point final d’une longue préparation qui a du être une belle aventure 🙂
    Et bravo pour l’article ! C’était un réel plaisir à lire !

    • Merci beaucoup Corentin 😉
      Yes, une super année d’entrainements. Pas de prépa spécifique pour ma première année, mais une bonne régularité dans les différentes disciplines, qui ont porté leurs fruits.
      On se revoit bientôt 😉